Quand Alexandre Ruiz explique aux annonceurs de Bein Sport qu’ils feraient mieux d’investir ailleurs
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Jusqu’en 1992 et le déménagement du siège de TF1 à Boulogne, feu Thierry Roland nous gratifiait à la mi-temps des matchs de l’équipe de France de son fameux « Ici le Parc des Princes, à vous Cognacq-Jay ». Et voilà comment la ou les pages de publicité étaient lancées.
Les droits TV coûtaient alors nettement moins chers que maintenant mais peu importe, la publicité étant déjà la source principale de revenus de la chaîne de Monsieur Bouygues, il fallait tout de même user d’une transition adéquate et donc envoyer les réclames.
Aux Etats-Unis, le Christian Jeanpierre local aurait même pour obligation de dire de sa plus belle voix : « La Ligue des Champions vous a été présentée par GazProm et les couches culottes Pampers, tellement agréables avec leurs petits élastiques. »

Business is business.

Mercredi 6 novembre, 21h30, soirée de Ligue des Champions, Bein Sport.

L’OM fait pour le moment son meilleur match de l’année au niveau européen. Ils sont certes menés 2-1 par Naples mais le spectacle est plaisant. La fin de la première mi-temps est sifflée, Eric Di Meco et Christophe Josse rendent l’antenne. C’est alors au tour d’Alexandre UltraBrite Ruiz de parler tactique et stratégie en faisant participer deux consultants de classe mondiale, notre JPP national et Patrick JaiPrisDuBide Vieira. Tour de chauffe et voilà qu’Alexandre Speakrine Ruiz envoie la pub.

Et là, les mots magiques :

« la publicité va durer 6 ou 7 minutes donc vous avez largement le temps de vous lever et d’aller vous servir un verre de lait. »

Je suis un annonceur de type Ford qui objectivement dépense tout de même pas mal de sous dans son sponsoring de la Ligue des Champions, comment est-ce que je reçois le message d’Alexandre Business Ruiz ?

  • Agressif : Allo l’Emir, serait il possible de licencier sur le champ Alexandre Ribéry Ruiz ?
  • Désabusé : Bein Sport, ils en ont vraiment rien à faire de la publicité, ça m’apprendra
  • Réaliste : de toute façon, tout le monde s’est toujours levé pendant une mi-temps pour aller aux toilettes, alors pourquoi pas pour un verre de lait
  • Opportuniste : Petit texto à mon agence pour qu’elle me négocie immédiatement 50% de remise exceptionnelle pour frais techniques non conformes à la Loi Sapin

On entend parfois dire que dans le digital, c’est assez complexe, parfois obscur et même de temps en temps opaque. Certes, mais avec une technologie comme Alenty, vous saurez de façon certaine si votre publicité a été vue ou non, même si l’utilisateur la regarde sur sa tablette dans les toilettes. Mine de rien, payer pour effectivement ce qui a été vu, c’est peut-être loin d’être idiot.
Et comme nous vous parlons beaucoup de Twitter en ce moment, voilà un très bel exemple où une marque comme Candia aurait pu rebondir sur le réseau social en lançant une conversation depuis son compte Twitter : « Merci @ARuizOfficiel, car pour reprendre des forces, rien de tel qu’un bon verre de lait. po.st/pub. #NAPOM #140pub »


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