Portrait Jérôme Stioui, Ad4screen
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Jérôme Stioui est un entrepreneur comme on les aime. Après avoir fondé Directinet en 1999 puis revendu la société en 2006, on pourrait facilement s’imaginer notre homme d’affaires les doigts de pied en éventail en sirotant un diabolo fraise au bord de sa piscine, se plaignant de l’augmentation des impôts sur le capital. Et bien non. Jérôme est exposant à Dmexco avec sa société Ad4Screen créée en 2010 et c’est bien lui, certes accompagné de quelques collègues, qui s’agite derrière son stand pour alpaguer chalands et futurs clients. Il a encore des choses à vendre, son ambition est intacte et si vous commencez à discuter mobile et marketing digital, ses yeux se mettent à briller.

L’idée que le bonheur consiste simplement à faire ce qu’on aime nous semblant sonner un peu trop comme une chanson de Florent Pagny, nous avons voulu connaître “la liberté de penser” de Jérôme. Voilà les résultats que vous présentons sous forme de conseils ou de notions. Si vous êtes un expert du mobile, vous connaissez déjà certainement tout, mais un petit rappel ne peut jamais faire de mal. Si vous êtes un novice du type d’Adso dans Le Nom de la Rose, excellente nouvelle puisqu’il y a toujours quelques moments agréables en phase d’apprentissage.

La France est petite, il faut voir grand

Le siège est à Paris, un bureau a été ouvert en Angleterre, et deux tours de table ont déjà été réalisés. Ad4Screen est donc parfaitement équipé pour afficher des ambitions planétaires. Jérôme nous a d’ailleurs précisé tout de suite :

Directinet réalisait 95% de son chiffre d’affaires en France, mais être une société franco-française n’a plus de sens de nos jours. Il faut tout de suite penser international et c’est pourquoi Dmexco est incontournable.

C’est bien tout cela, mais au fait, en dehors d’organiser régulièrement des petits-déjeuners chez Ladurée, ça fait quoi Ad4Screen?

Se différencier en étant ultra spécialiste

Pour définir son positionnement, Jérôme est très clair :

Nous sommes en concurrence avec les agences médias sur toute la partie mobile. Ce qui nous différencie ? Nous sommes ultra experts du sujet et nous avons nos propres technologies dans les domaines de l’acquisition (Ad4Perf) et de la fidélisation (Ad4Push).

Pas de langue de bois chez Ad4Screen histoire de ménager la chèvre des fois qu’elle vendrait des choux. “Ce sont les annonceurs qui veulent travailler avec nous”. Au moins, le message est clair, chez AdScreen, on parle mobile et on s’adresse aux annonceurs, à ceux qui achètent donc, mais on leur parle de quoi au fait ?

Acheter intelligemment

Nous ne connaissons pas de sociétés qui communiqueraient sur “acheter bêtement” mais le leitmotiv de Ad4Screen, c’est de s’assurer que ses clients en aient pour leur argent, quel que soit l’objectif de leur campagne. La technologie est alors au service du ROI, que celui-ci soit calculé sous forme d’achat direct, d’applications installées, de visites effectuées ou tout autre KPI. Et la technologie consiste en quoi ? Servir des publicités ou des messages toujours mieux ciblés.

Les cookies existent sur mobile mais sont moins universels

On entend souvent dire que l’une des caractéristiques de la publicité sur mobile est qu’elle est complexe et différente de celle online car il n’existe pas de cookies, ces petits fichiers qui permettent de se souvenir de votre navigation. Jérôme nous fait un petit rappel : “C’est parfaitement vrai pour les applications mais n’oublions pas qu’une partie non négligeable du trafic sur mobile se fait aussi via les navigateurs et les sites mobiles. Regardez dans le menu “Réglages” de votre iPhone par exemple et vous verrez que vous pouvez bloquer les cookies”. Ce sont par contre les cookies tiers, ceux posés non pas par le site lui-même mais par des technologies connexes qui sont souvent bloqués sous iOS (Apple). En résumé : pas de cookie lisible dans les applications, des cookies direct sur les sites web que l’on peut bloquer, et pas de cookie tiers sous IOS. Il suffisait de nous l’expliquer.

Les campagnes par SMS sont hors de prix

Non seulement recevoir un SMS publicitaire est à 99% du temps pénible en tant qu’utilisateur mais sachez qu’en plus, c’est hors de prix pour l’annonceur. Pourquoi ? Parce que cela passe par les opérateurs qui chargent des frais importants au passage, chacun sachant en effet qu’envoyer un SMS est très coûteux. Jérôme nous précise : “Il faut compter en frais d’envois de SMS au moins 70€ pour 1000 envois!”. Nous sommes donc sur un format publicitaire peu idéal, puisque mal vécu par la cible et cher pour l’annonceur. Et si nous venions de comprendre pourquoi nous recevons généralement en SMS des publicités pour l’opérateur lui-même ?

Le push notification et les interstitiels sont des formats efficaces

Quand vous installez une application, on vous demande ou non d’accepter les push notifications, ces alertes qui s’afficheront sur votre tablette ou sur votre mobile et qui vous donneront par exemple en direct le résultat du match que vous aviez prévu de regarder plus tard en différé. Jérôme précise : “Les push ont la couleur, l’odeur du SMS… mais ne passent pas par les opérateurs et sont rattachés à une application, les rendant plus permissives et riches en contenu.” Ces alertes peuvent être publicitaires mais “elles sont surtout utilisées pour fidéliser, engager et convertir ses utilisateurs mobiles” dixit Jérôme. Et elles seront selon Jérôme bien acceptées.

Bien pensée et ciblée, la publicité sur mobile est appréciée. Les interstitiels par exemple sont également très bien tolérés par les utilisateurs

Copier c’est pas bien

De même que les premières publicités sur Internet étaient des jumelles de formats papiers, de même que les publicités vidéo online continuent à ressembler aux spots télévisés, les campagnes publicitaires sur mobile ne sont souvent qu’un copier-coller de celles vues online. Et Jérôme nous explique que c’est bien évidemment une faute : “Les publicités sont généralement testées sur un ordinateur alors qu’elles apparaîtront finalement sur un écran beaucoup plus petit. Cherchez l’erreur? “. Attendez!  Quand j’achète des habits, je les prends toujours deux tailles en dessous, dès fois que je me mette soudainement à perdre du poids.

Beaucoup de clics sur mobile ne sont pas valables

Jérôme nous précise que très souvent ils vont facturer du Coût par Visite en lieu et place du classique Coût par Clic. Pourquoi ? Parce que nos gros doigts, nous avons souvent tendance à les mettre là où il ne faut pas, et souvent sans le faire exprès. Ca clique, ça énerve et parfois ça facture un annonceur. La technologie Ad4Perf de Ad4Screen permet de tracer ce genre de maladresses et donc de bien compter les visites effectives par exemple. Jérôme nous précise d’ailleurs que quelques éditeurs peu scrupuleux mettent justement les publicités aux endroits où l’utilisateur aura justement un peu tendance à déraper. Et nous revoilà venu au temps des Pop-Up sauvages avec de superbes fichiers qui se téléchargeaient sur nos ordinateurs sans qu’on comprenne bien pourquoi.

Du marketing mobile pour fidéliser

De nombreux annonceurs utilisent la technologie Ad4Push non pas pour remplir des espaces publicitaires mais plutôt pour recibler leur propre utilisateur. L’exemple est simple, vous avez acheté via votre application des après-ski en hiver et voilà que vous recevez quelques mois plus tard une promotion pour acheter des tongs. Nous sommes donc ici dans une réelle gestion du CRM du client avec des problématiques de ROI interne. Dès lors, les datas restent chez l’annonceur et les solutions proposées sont 100% internes et intégrées par Ad4Screen.

Il faut cibler les populations mobiles sur les AdEx

Il est possible d’acheter en RTB sur les sites vus sur mobile mais également dans les applications, avec des technologies de ciblage bien différentes non basées sur le cookie. Mais, et c’est là que la précision est importante, il est clé de bien cibler l’audience mobile car c’est un média ultra personnel. C’est mon mobile à moi et on n’y touche pas. Autrement dit, nous devons être certains que le visiteur est sur son mobile pour lui envoyer une publicité adaptée certes à l’utilisateur (promesse du RTB) mais aussi à son device (AdEx Mobile). Sinon il se retrouvera avec une jolie publicité pour un antivirus PC alors qu’il est en train de surfer sur son iPhone.

 


Ce qu’il faut retenir du portrait de Jérôme Stioui :

  • Ad4Screen organise souvent des petits-déjeuners chez Ladurée et ils doivent donc avoir des prix sur les macarons
  • Si vous pensez simplement France quand vous montez une boite techno vous finirez au mieux champion de votre rue
  • Ad4Screen ne fait que du mobile et c’est pour ça qu’il le fait bien
  • Il existe des cookies sur mobile au niveau des sites, pas des applications
  • On peut quand même tracker, cibler et faire du RTB dans les applications
  • Les campagnes publicitaires par SMS sont inefficaces et coûteuses
  • Le push notification et les interstitiels sont des formats bien acceptés et performants
  • Le mobile est un univers à part, les campagnes publicitaires doivent l’être également
  • Beaucoup de clics ne sont pas désirés, il faut donc valider les visites
  • Les technologies Ad4Screen aident beaucoup à améliorer sa performance tant en acquisition qu’en fidélisation
  • On peut utiliser les AdEx mais il faut bien cibler la population mobile / tablette

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