L’ IAB vient de publier un rapport concernant les publicités in-feed
Partager l'article sur :

L’IAB US a réalisé un document analysant les différents types de publicités « in-feed » actuellement utilisées ; content feeds, le social feeds and le feeds produit.

Alors que Facebook a démocratisé les publicités in-feed depuis 2012, Eddie de Guia, co-fondateur et directeur général de PubNative, déclare qu’il est nécessaire de mettre en place des standards afin d’en mesurer l’ampleur.

Ce rapport fait un état des lieux des différents types de publicités in-feed qui existent actuellement ainsi que la manière optimale de les implémenter. Ainsi l’IAB montre à travers plusieurs exemples, quelles formes peuvent prendre ces publicités.

Retrouvez le rapport entier ici

logo_adikteev

Réaction d’ Emilien Eychenne, COO d’Adikteev et MotionLead :

A l’heure de la montée en puissance des Adblocks et de la remise en question de leur approche publicitaire par la plupart des grands groupes média internationaux, le native advertising est devenu un véritable sujet d’actualité.

Tantôt décrié comme une simple copie de feu les « billets sponsorisés », tantôt loué comme une manière intelligente d’intégrer la publicité sans faire ressembler son site à un sapin de Noël, il répond quoiqu’il en soit à un besoin croissant d’intégrer la publicité pour :

  • La rendre moins visible et mieux intégrée aux yeux des utilisateurs
  • La rendre plus interactive en la liant aux contenus consultés
  • La rendre plus efficace dans une logique de performance désormais réclamée par les annonceurs

Mais qui dit Native Advertising dit aussi in-feed car on voit difficilement comment une publicité réellement native peut s’intégrer ailleurs que dans le contenu du site… Il était donc largement temps que le sujet soit creusé et qui de mieux que l’iAB pour se pencher sur les best practices de cette tendance qui a l‘air de s’installer durablement sur nos sites média français.

Je dois souligner tout d’abord la difficulté d’encadrer le « native advertising » qui par essence doit s’adapter à son support. Il s’agit donc davantage d’une approche « sur-mesure » que standardisée, ce qui est d’ailleurs la conclusion de cette étude.
Néanmoins il est vrai que la standardisation des sites média au niveau de la structure de leurs pages, notamment sur les supports mobiles, a permis à l’iAB de dégager des best practices pertinentes en termes de templates.

En effet, s’il est clé qu’une publicité native soit bien intégrée dans le contenu, elle se doit d’être reconnaissable afin de ne pas tromper l’internaute car la frontière est mince entre clic d’erreur et véritable intérêt utilisateur…
Il est donc important que les supports médias et les régies publicitaires soient transparents dans la présentation de leurs formats qui, même natifs, doivent demeurer compris par l’internaute en tant que formats publicitaires.

De plus, si la question de la présentation publicitaire pour les formats in-feed ici traitée par l’iAB reste primordiale, se posent aussi les questions du lien au contenu consulté et de la performance desdites publicités.

S’il semble évident que le lien entre publicité et contenu représente un plus pour l’utilisateur, ce n’est selon moi le cas que si cela vient immédiatement enrichir l’expérience de navigation (par exemple l’insertion d’une vidéo thématique avec pré-roll intégré dans un article sans vidéo à la base).

Cependant il faut bien admettre qu’il demeure relativement rare que la publicité soit spécifiquement créée pour enrichir un contenu…
Aux publicitaires et aux régies donc de faire en sorte de générer l’engagement utilisateur dans des formats qui se veulent discrets.

Enfin la question de la performance du native advertising et plus précisément des formats in-feed ouvre un vrai débat.
Comme précisé ci dessus, il faut bien insister sur la lisibilité de l’aspect publicitaire des formats utilisés afin de ne pas diluer la performance en suscitant l’erreur de l’internaute, ce qui est encore trop souvent le cas.

C’est pourquoi les nouveaux marqueurs de performance utilisés par les agences média (taux d’arrivée, taux de rebond, temps passé…) doivent se généraliser à l’ensemble des campagnes publicitaires car ils seront clés dans la mesure de l’efficacité de ces nouveaux formats.

Par ailleurs la performance demeure variable selon le format in-feed choisi comme démontré par une étude publiée par Vivaki Exchange mettant en exergue les résultats décevants du format vidéo in-feed (aussi appelé in-read) notamment sur les supports mobiles.

Il semblerait donc qu’avant d’intégrer un format dit « natif » à son plan média, il va falloir pour les annonceurs se poser la question de la pertinence de ce dernier selon les objectifs fixés…


Partager l'article sur :
Vous aimerez aussi