Interview Eric Aderdor par Frédéric Sadarnac
Interview Eric aderdor
Partager l'article sur :

Interview Eric Aderdor par Frédéric Sadarnac.

Nouvelle rencontre avec Eric Aderdor, Président du SRI mais surtout pour aujourd’hui Directeur Général de Horyzon Media et également Directeur Général Adjoint de Solocal Network. Pourquoi nouvelle ? Parce que depuis maintenant près de 15 ans que nous exerçons dans la profession avec Ratecard, les occasions de rencontrer de celui qu’on appelle affectueusement « Erik Åderdør le norvégien » ne manquent jamais. Eric est toujours à la tête de tous les combats liés au marketing digital et alors que tout le monde claironne que l’année 2014 sera enfin celle du mobile, nous voulions avoir son avis averti sur le sujet. Voici le résultat des courses :

Frédéric Sadarnac : Eric, tu es là depuis combien de temps chez Horyzon Media ?

Eric Aderdor : j’ai rejoint Horyzon Media en janvier 2005, quelques mois seulement après sa création. A l’époque, notre punch line était la suivante : la Régie des Marques, avec une approche de services à destination des éditeurs premium.

FS : La vente au Groupes Pages Jaunes s’est faite en quelle année ?

EA : 2007.

FS : Comment tu expliques ce choix alors qu’à l’époque, Pages Jaunes c’était quand même une marque qui avait tendance à sentir bon les goûters chez Mamie ?

EA : Détrompe-toi. Nous avions eu différentes opportunités et avions décidé de travailler avec ce groupe, non seulement pour pouvoir bénéficier de leur puissance mais aussi pour garantir un niveau de service élevé à nos clients. Horyzon Media, c’est donc aujourd’hui une régie externe intégrée. Et tu sais combien pèse le digital dans notre Groupe ?

FS : 30 ? 40% ?

EA : 65% ! Nous sommes un groupe qui a parfaitement réussi sa transformation digitale. C’est d’ailleurs aussi pour cela que nous avons changé de nom l’année dernière en devenant SoLocal Group.

FS : J’imagine aussi qu’en passant du jour au lendemain d’une situation de monopole à celle de challenger de la société la plus décriée au monde, Google pour ne pas la citer, cela aussi a du beaucoup vous secouer ?

EA : Ce n’est pas Google qui nous a forcés à nous digitaliser. Google, en se lançant sur le local il y a peu, nous force à mettre les bouchées doubles mais n’est pas initiateur de notre virage digital. De plus, Google est certes un concurrent mais également un partenaire. Et ils nous ont aussi aidés à évangéliser le marché. Mais n’oublie pas que Pages Jaunes, c’est la référence dans le monde du local et des petites annonces. Quoi de plus naturel quand on est à la recherche d’un service ou d’un produit que d’utiliser nos services.

FS : Ce que tu me dis, c’est qu’il y a encore quelques années, nous nous promenions tous avec un annuaire de dix kilos dans notre sac à dos, au cas où, et qu’aujourd’hui, c’est notre smartphone qui remplit cette mission, toujours grâce à Pages Jaunes ?

EA : Exactement ! Chez Solocal group, l’année du mobile, c’était déjà il y a plus de trois ans. 28 millions d’applications du Groupe ont effet téléchargées. Pages Jaunes et Mappy en sont les fers de lance, mais c’est toute une galaxie de services que représente Horyzon Média. En allant plus loin, je dirais que Mappy complète l’éventail des services apportés aux mobinautes car là où Pages Jaunes apporte une réponse sur la présence d’un professionnel à proximité, Mappy le guide et l’emmène à bon port grâce à ses services de cartographie et d’itinéraires. D’ailleurs Solocal c’est aussi A Vendre A louer, Annonces Jaunes, des job boards. Le point commun de toutes ces applications, c’est donc la mise en relation.

FS : Donc Mise en relation = Pages Jaunes, c’est un peu le Meetic du commerçant non ?

EA : Sérieusement, Pages Jaunes, c’est 350 millions de mises en relation pour 700 000 annonceurs qui sont assurées tous les ans, soit une moyenne de 1 million par jour.

FS : Effectivement, même notre ami Bachelor alias le Gentleman Célibataire ne pourrait pas gérer autant de connections en même temps.

EA : Nos clients sont à la recherche de contacts utiles, des intentionnistes prêts à acheter. Nous commençons par les référencer puis leur mettons à disposition toute une gamme de services comme l’appel direct,  la prise de rendez-vous ou la mise en avant de bons plans, mais aussi tout un panorama de dispositifs média complémentaires, tous basés sur la géo-contextualisation,  qui ainsi vont leur permettre d’être directement en contact avec quelqu’un qui les cherche vraiment. Car l’autre force du mobile, c’est sa géolocalisation.

FS : Tu es en train de dire que quand toi et moi, nous cherchons par exemple à nous faire couper les cheveux, nous avons plutôt tendance à favoriser la recherche locale plutôt que le super bon plan qui nous donnerait pourtant accès au super coiffeur de Chris Waddle ou Paul Pogba situé à 500km de notre domicile ?

EA : Absolument. 100% de ces mises en relation sont localisées et 50% se font dans un périmètre géolocalisé à proximité. Et cette géolocalisation, c’est ça qui fait la force de l’institution Solocal group car le fameux concept de Drive to Store devient concret.

FS : Moi qui croyais que le Drive to Store évoquait le principe d’une voiture qui aurait fracassé une devanture. En parlant de voiture justement, je partais en voyage et j’utilisais ma bonne vieille carte papier. Le nom du village y était écrit bien trop petit. Et voilà que je me suis retrouvé à faire un « pinch to zoom » sur papier comme si j’utilisais une tablette. Et je suis donc passé sur Mappy.

EA : La force de Mappy justement, on parle de tout de même de 100 millions de recherches, c’est la géolocalisation d’un mobinaute et notre faculté à proposer des dispositifs média d’une marque à proximité d’un utilisateur de nos services. Nous devons faire comprendre à nos clients annonceurs que désormais, ce sont leurs clients qui utilisent des outils comme Mappy avec l’ensemble de ses Points d’Intérêts (POI). Il faut donc toucher les clients au travers de leurs nouveaux usages.

FS : Tu dois passer ton temps en ce moment à essayer d’évangéliser non ?

EA : On le fait déjà depuis quelques années et c’est vraiment de bien faire comprendre les nouveaux usages du mobile car c’est là où se trouvent les clients de nos clients, et notre objectif, c’est de réussir à les mettre en relation.

FS : Et pour l’ancien roi du Skyscraper, comment fonctionne le display chez vous dans cet environnement mobile ?

EA : Tous les formats display sont aujourd’hui disponibles sur mobile et parfaitement intégrés dans le parcours utilisateurs. On donne tout de même la possibilité de toucher plus de 7 millions de Visiteurs Uniques par mois. On parle aussi de  450M  de recherches de mobinautes annuelles. Nous sommes un média puissant.

FS : Une phrase de conclusion ?

EA : Les petits annonceurs sont déjà présents sur le mobile alors que les grands se posent toujours la question de comment y aller. La puissance de nos médias doit les y aider.

FS : C’est beau ça, je note.

 


Partager l'article sur :
Vous aimerez aussi