ROI, mon ami
Partager l'article sur :

Soyons réalistes : à moins de vouloir faire une exposition à Beaubourg, la publicité pour la publicité n'existe pas. Parfois, la créativité se met au service de la notoriété. Mais cette notoriété n'a d'intérêt, au final, que si elle se transforme en ventes. Oui, c'est un scoop, la publicité a pour objectif de faire vendre. C'est wikipédia qui le dit : « La publicité est une forme de communication, dont le but est de fixer l'attention d’une cible visée (consommateur, utilisateur, usager, électeur, etc.) afin de l'inciter à adopter un comportement souhaité : achat d'un produit, élection d'une personnalité politique… ». 

Et pour que ça marche, il faut que les ressources investies dans les campagnes de communication ne le soient pas à perte. Et là, on en arrive à notre ami le ROI, id est : le (fameux) Retour Sur Investissement (en français). ROI, KPI hard par excellence, que les annonceurs cherchent à définir un peu partout, sur le digital comme sur les médias traditionnels. Là où le bas blesse, c'est qu'à l'heure où l'écosystème numérique n'a que le mot « social » à la bouche, où l'on explique aux marques que ne pas être présentes sur les médias sociaux, c'est devenir invisibles, l'annonceur est en droit de se demander s'il est judicieux d'investir dans des campagnes sociales sans garantie de ROI.  Selon une étude Isobar de 2012, 74% des fans d'une marque n'ont pas changé d'opinion depuis qu'ils la suivent, et que 79% des fans clients n'ont pas changé leur mode de consommation vis-à-vis de celle-ci. Aïe. Non que cela signifie que les réseaux sociaux sont contre-productifs publicitairement parlant, mais l'arbre de la notoriété ne peut pas cacher la forêt ROI. 

La bonne nouvelle, c'est qu'après moult tentatives de séduction vis à vis des annonceurs, Facebook a l'air de prendre enfin le taureau ROI par les cornes du tracking. Ouf. Comme expliqué dans cet excellent article (lire Facebook va bientôt mesurer le ROI de ses impressions publicitaires), Facebook met en place les « Views Tags », à savoir, comme le précise l'article, un « système technique [qui] permet aux annonceurs de déposer des cookies sur les profils d’utilisateurs qui voient leurs publicités Facebook sans pour autant cliquer dessus. En d’autres termes cela permet aux marketeurs de quantifier  l’impact de la publicité ciblée Facebook sur l’achat final sans même l’interaction d’un clic ! ». Il était temps.


Partager l'article sur :
Vous aimerez aussi
Ratecard Days 12