Vis ma vie d’intentionniste auto (Episode 2 : Concessions)
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Nous avions donc dans un premier temps visité quelques sites, de marques et éditoriaux, pour avoir une première idée de la future voiture de nos rêves. Quand les moteurs ne vous passionnent pas et qu’un véhicule vous fait essentiellement penser à réparation, radar et assurance, vous sentez immédiatement que votre choix se portera finalement sur le look, la ligne comme on dit chez Auto Plus. Un ami professionnel et probablement bien intentionné m’indique alors : « tu fais partie de ces gens pour qui le plus important dans une voiture sont les dix secondes quand ils s’en approchent et qu’ils peuvent la contempler. » Je sens la note d’ironie mais préfère ne pas relever, ne voyant pas le problème. Quelques modèles de chez Citroën, Nissan, Peugeot et Renault retiennent mon attention et il va donc falloir passer à l’étape suivante, entrer en contact avec les concessionnaires, les fameux vendeurs de voiture en chemisette-cravate.

A force de tremper dans le marketing sur internet, on finit par s’imaginer des choses. La transformation digitale est bien évidemment présente, à tous les étages, et on part donc du principe que tous les canaux sont reliés entre eux, un peu comme à Amsterdam. En passant quelques coups de fil, j’en venais presque à penser de manière quasi paranoïaque que les concessionnaires en question s’attendaient déjà à mon coup de fil vu les traces que j’avais laissées partout, entre mon ordinateur, ma tablette et mon téléphone. De même qu’il est courant de se perdre quand on se promène dans le centre d’Amsterdam, je peux aussi vous confirmer que niveau « vos données du CRM sont bien évidemment reliées à vos campagnes médias », on a encore du chemin à faire. Voici le résultat des courses :

Numéro 1
Le commercial est en vacances, je vous invite à le rappeler la semaine prochaine.

Numéro 2
Je suis en ligne. Rappelez-moi. Mon numéro de portable s’est affiché, si ça se trouve, sur un malentendu, Roger me redonnera un coup de fil un de ces quatre.

Numéro 3
On parle de sous, de LOA, de LDD et compagnie. Comme on évoque aussi une reprise, pas celle des Sardines par les Foo Fighters mais celle de mon vieux tacot tout pourri, on en conclut qu’il faudra passer au magasin histoire de faire une estimation. Parfait, à bientôt, au revoir.

Numéro 4
Pas d’aide à la reprise parce que ce n’est pas la politique maison mais attention, on a une super remise qui au final revient au même. Ca discute, ça explique, ça limite convainc puis ça envisage même de m’envoyer une proposition. Quand vous vous appelez Jean Martin et que votre email est jean.martin@gmail.com, les chances que votre interlocuteur se trompent d’adresse sont quand même faibles. A titre personnel, 80% de mes couriers arrivent avec une erreur dans le prénom (Frédéric, Frédérique) et/ou dans le nom de famille. Mon associé Bertrand reçoit en moyenne un email par semaine qui commence par Bonjour Bernard. Moralité, j’attends toujours ma proposition commerciale.

De mémoire, un prospect qualifié intentionniste auto, un vrai de vrai, avec le nom, le prénom et le mail, ça se négocie quelques centaines d'euros. Pas certain que tout le monde ait bien reçu le message. En attendant, je n’ai toujours pas choisi ma voiture…

(suite au prochain épisode).


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