Technologie ou service, deux approches entrepreneuriales dans le secteur ad tech
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Dans notre univers du marketing digital, si vous appartenez à la catégorie des entrepreneurs, vous avez nécessairement été confrontés à la question suivante : quitte à entreprendre dans ce secteur à valorisation potentiellement explosive, ne serait-il pas malin de se lancer dans la technologie, même si je n’y connais rien ? En effet, les investisseurs, les actionnaires, vos futurs sponsors racheteurs, votre banquier même, bref tout le monde est tombé amoureux des sociétés technologiques depuis quelques années. Pourquoi ? Parce que c’est scalable. Scalable, c’est un mot anglais qui vient très probablement du français escabeau et qui veut dire que si le premier barreau doit être compliqué à monter, les suivants doivent pouvoir s’escalader à vitesse Grand V.
 
En technologie, cela peut se traduire peu ou prou par : assurez-vous que la première version soit complexe à développer et à mettre en place puisque c’est celle-ci qui va concrétiser votre valeur ajoutée et votre fameuse barrière à l’entrée, mais garantissez aussi que son déploiement puisse se faire façon Jésus-Christ le jour où il s’est pris pour un boulanger en multipliant les pains. Un Adserver, c’est scalable. Une technologie de ciblage, c’est scalable. Un DMP, c’est scalable. Et scalable se traduit également souvent par multiple de valorisation. Une régie, ça n’est pas scalable. Pourquoi ? Parce que l’augmentation de votre chiffre d’affaires va tellement être dépendante de la multiplication, non plus des pains, mais des bonhommes dans votre équipe, tout en maintenant l’excellence de votre qualité de service, qu’à force de monter une à une les marches dudit escabeau, vous allez finir par vous cogner au plafond. Une croissance soutenue à terme de 30% par an est consubstantielle des fameux actifs technologiques.
 
Dans ce contexte résolument techno-centrique, quel bonheur alors de rencontrer des hommes et plus particulièrement un, Julien Leroy, le fondateur d’Advideum, fondamentalement heureux de la tournure que prend sa société. Sa régie vidéo est une activité de services, d’expertise, et ce sont précisément ces qualités que le géant allemand des médias Bertelsmann est allé chercher en y investissant au travers de Prisma Média. A voir le visage et les ambitions, on comprend que non seulement cette vente s’est faite dans d’excellentes conditions mais aussi que le projet pour les années à venir est à la fois ambitieux et aussi enthousiasmant pour cette équipe. On parle ici de services, d’experts qui choisissent et utilisent des technos qui ont été développées par d’autres.

C’est une problématique que nous connaissons bien chez Adnovia, étant aussi passés avec succès du logiciel aux services. Nous sommes en effet persuadés que pour être parfaitement utilisées, ces technologies doivent être comprises, expliquées, adoptées et finalement partagées. Parce qu’au final, quand vous confiez votre argent à votre banque par exemple, c’est d’abord à votre banquier que vous allez essayer de faire confiance, pas aux technologies qu’il utilise pour passer vos ordres en bourse ou effectuer des analyses de crédit.

Pour aller plus loin sur le sujet de la valorisation des sociétés du secteur ad tech
 


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