Smart : interview d’Ingrid Couasnon, EVP Sales EMEA
Ingrid Couasnon, Smart
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Smart : interview d’Ingrid Couasnon, EVP Sales EMEA

Le 12 juillet dernier, l’ensemble des téléscripteurs de notre marché s’emballait. Les fax crépitaient. Les boîtes mails s’engorgeaient façon breaking news : Ingrid Couasnon était nommée EVP Sales EMEA de Smart. Autrement dit, elle devenait chef des ventes de toute la zone Europe et même plus si affinité. Chez Ratecard, média des temps modernes, nous avions souri car c’est dès le mois de juin, le 19 pour être précis que nous avions glané cette information au péril de notre vie au cours d’une interview effectuée sur un catamaran ancré plus ou moins solidement à Cannes. Respectueux de la chronologie des médias, c’est donc dans ce magazine daté de septembre que nous publions cet entretien.

CONGRATULATIONS

Nous aurions pu commencer cet article en vous parlant private garden pour les éditeurs ou force du programmatique, mais une fois n’est pas coutume, nous avons préféré mettre (très) ponctuellement ces concepts de côté pour nous concentrer sur la société, Smart, et le rôle qu’Ingrid y tient. Il y a quelques mois, au début 2018, je lui envoyais un mail et la réponse était succincte mais très claire : «Je suis en congé maternité, veuillez contacter…». Ce congé à peine terminé, nous sommes donc à Cannes au moment des Lions au mois de juin, je discute avec la même Ingrid qui m’annonce illico qu’elle vient d’obtenir une promotion et qu’elle sera EVP. J’en suis alors tout retourné et me dit alors que chez Smart, cette ambiance saine et presque familiale, ce n’est vraiment pas du flan. Après quelques mots échangés, la logique est évidente. Ingrid connaît la société et les produits sur le bout des ongles, elle a su équilibrer vie de famille et professionnelle depuis de nombreuses années et elle a rechargé les batteries pour justement aborder ce nouveau challenge européen.

Smart, évènement

LES CANARIS

Ingrid explique : « Cela faisait déjà sept ans que je passais trois jours par semaine à Paris et le reste du temps à Nantes, la ville où j’habite. Mon temps parisien va diminuer et mes voyages vont augmenter mais mon rythme et mon organisation ne vont pas fondamentalement changer. Ces temps en dehors du bureau me permettent justement de sortir un peu la tête du guidon et surtout de prendre un peu de recul. Je peux alors mieux analyser les situations et surtout mieux comprendre mes équipes. Ce système est incroyablement bénéfique pour mon mode de management ».

Pour compléter le tout, Ingrid fait également désormais partie du Comité Exécutif de Smart. Une fois de plus, il est possible de faire la distinction entre ceux qui disent et ceux qui font. Sur ce coup là, Smart fait. Ils font confiance à la compétence et à l’autonomie et nous sommes bien certains que ce type de signal doit être particulièrement bien interprété en interne mais aussi chez les clients.

LE PRIVATE GARDEN C’EST VRAIMENT CLÉ PARCE QUE LES ÉDITEURS ONT DÉSORMAIS RÉELLEMENT LA CAPACITÉ TECHNOLOGIQUE D’ÊTRE INDÉPENDANT MAIS AUSSI DE VÉRITABLEMENT GÉRER, DE MANIÈRE HOLISTIQUE, L’ENSEMBLE DE LEURS INVENTAIRES. NOUS VOULONS LES AIDER À ATTEINDRE CES OBJECTIFS

ON DIT “LA” FULL STACK

Revenons tout de même un peu sur ce qui a fait l’actualité de Smart au cours des dernières semaines. Ingrid nous parle alors de “la” Full Stack. L’emploi du féminin est plutôt joli sachant que “le” Full Stack aurait sonné un peu étrange et que de toute façon tout le monde dit Full Stack tout court. La Full Stack donc, c’est la chevale de bataille de Smart : proposer une alternative complète et crédible à feu Doubleclick. On apprend ainsi que 80% des revenus réalisés par la société viennent du programmatique et que le mobile tient toujours une place prépondérante. En 2017, le chiffre d’affaire est de 100 M€ bruts ce qui correspond à une multiplication par 3 en deux ans et par 5 en trois ans. On peut donc objectivement affirmer que Smart est en croissance et que son activité historique, l’adserver, tient une place plus mesurée.

CHAMPIONS DU MONDE

Ingrid insiste également sur un point qu’elle considère clé, l’empreinte hexagonale de Smart. « 50% de nos employés sont basés à Paris ce qui nous donne une capacité de réaction inégalable auprès de nos clients français et même européens. Nos activités internationales se sont considérablement développées, les Etats-Unis nous apportent énormément sur la dimension marketing, mais n’oublions pas que l’ADN de Smart est d’abord français. »

Ingrid Couasnon, Smart

On comprend également que la société entretient des relations privilégiées avec l’impressionnant écosystème local adtech. TabMo, S4M, Sublime Skinz, Adikteev sont quelques exemples de sociétés avec lesquelles Smart est interfacée. « Les discussions sont régulières et surtout efficaces parce que les questions ouvertes peuvent se régler très rapidement. Nous parlons la même langue mais aussi le même langage. » m’explique Ingrid.

NOS ACTIVITÉS INTERNATIONALES SE SONT CONSIDÉRABLEMENT DÉVELOPPÉES, LES ETATS-UNIS NOUS APPORTENT ÉNORMÉMENT SUR LA DIMENSION MARKETING, MAIS N’OUBLIONS PAS QUE L’ADN DE SMART EST D’ABORD FRANÇAIS

CANDIDE

Nous pouvons alors aborder le sujet qui tient particulièrement au coeur d’Ingrid : le fameux « Private Garden ». Depuis toujours, la nuit des temps même, Smart se met au service des éditeurs. Nous n’oublions pas bien évidemment ses origines aufémininesques et l’on se rappelle donc que les problématiques des médias et des éditeurs sont quelque chose que la société comprend, interprète et solutionne depuis quelques temps. Comme chacun sait, les éditeurs tentent de se trouver une place au soleil face à Google et Facebook alors que la création de contenus coûte toujours aussi cher. Si l’union peut éventuellement faire la force, la recommandation de Smart qui nous rappelle celle d’un certain Candide serait :

« Il faut cultiver son jardin » que l’on pourrait traduire dans notre contexte par : vos assets d’inventaire et de data ont beaucoup de valeur, alors nous allons vous aider à les entretenir et les monétiser. Ingrid me rattrape : « Le Private Garden c’est vraiment clé parce que les éditeurs ont désormais réellement la capacité technologique d’être indépendant mais aussi de véritablement gérer, de manière holistique, l’ensemble de leurs inventaires. Nous voulons les aider à atteindre ces objectifs. » A noter que Voltaire nous disait également que « le travail éloigne de nous trois grands maux, l’ennui, le vice et le besoin », mais je n’ai pas encore complètement trouvé d’application à notre sujet.

 


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