Portrait de Mathieu Roche, Weborama
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Portrait de Mathieu Roche, Weborama

Si vous demandez dans la rue comment faire un bon tiramisù, tout le monde aura un avis. Par contre, n’espérez pas une seule seconde obtenir une réponse précise sur une bonne recette. Tout simplement parce que personne ne sera capable de le faire. Dans le marketing digital, il en est de même pour de nombreuses technologies. Les éditeurs apportent leur grain à moudre, les concurrents cassent du sucre, les journalistes apportent leur grain de sel, mais au final, personne ne sait expliquer la recette. Il manque ce je ne sais quoi, les proportions exactes, le moment précis où vous ajoutez le café. D’ailleurs votre grand-mère fermait sa cuisine au moment critique, pour ne pas dévoiler ses secrets. Mais voilà que tout va changer car aujourd’hui, Mamie Ratecard a un nouvel objectif : expliquer au commun des mortels les recettes secrètes des plus grands cuisiniers de la technologie.

Nous allons commencer cette série avec Weborama, société française créée en 1998. Car chers amis lecteurs, 1998, ce n’est pas que le doublé de Zidane en finale de la Coupe du Monde. La bulle Internet commençait à peine à gonfler et certaines sociétés comme Weborama ont réussi à passer au travers de son explosion. C’est quasiment à sa descente de l’Eurostar que nous avons intercepté le Directeur Général de Weborama France, Mathieu Roche, devenu pendant deux ans Matthew Stone, Managing Director de Weborama UK. Mathieu est maintenant en charge de toute l’activité agences et annonceurs dans ces deux pays, alors que Laurence Bonicalzi Bridier s’occupe de toute la partie éditeurs au niveau global. Nous lui avons alors posé la fameuse question qui tue : le nom Weborama, c’est en référence à Castorama ou Conforama ? Sa réponse fut limpide : « Probablement Castorama vu que nous sommes une véritable boîte à outils. » Dès lors, il nous fallait obtenir un peu plus d’explications.

1- Weborama n’est plus une régie

« N’est plus », ça veut certes dire qu’elle le fut, mais ça veut surtout dire que ce n’est plus le cas. « Nous ne faisons plus de la revente d’espaces publicitaires. Nous n’avons donc plus d’inventaires à notre disposition que nous cherchons à valoriser, mais nous allons acheter des emplacements au cas par cas, en fonction des objectifs des annonceurs et des profils d’internautes que nous cherchons à toucher, sur le modèle d’un Trading Desk. » Autrement dit, Weborama ne fait pas partie de ces sociétés qui vous disent : « Bonjour Monsieur l’éditeur, je vous achète votre inventaire pour 50€ le kilo. Bonjour Monsieur l’annonceur, j’ai un excellent inventaire optimisé avec vos données à vendre à 1€ les 10g. »

Bonus Ratecard : Il y 1000g dans un kilo et non pas 100g. Vous pouvez maintenant calculer la marge.

2- Weborama possède des datas en-veux-tu en-voilà

Le métier de base de Weborama depuis 1998, c’est la data, donc autant vous dire que comme notre marché du marketing digital ne parle grosso modo plus que data depuis quelques temps, chez Weborama ça respire le bonheur. Historiquement, Weborama mettait en effet gratuitement à disposition des outils d’analyse de sites aux webmasters. Et voilà, comment la société s’est constituée un trésor de guerre, puisque nous parlons de plus de 235 millions de profils marketing en Europe.

Bonus Ratecard : Le mécénat n’existe pas sur internet, donc quand quelque chose est gratuit, sachez par définition que quelqu’un a trouvé un moyen de monétiser cette information.

Portrait de Weborama

3- Weborama fait de la techno depuis toujours

Si vous avez l’occasion de rendre visite à Mathieu dans ses bureaux parisiens, vous ne vous poserez plus alors la question de savoir si l’ADN de Weborama est technologique ou publicitaire. Pourquoi ? Parce que quand la moyenne d’écrans par salarié dépasse les trois, cela veut généralement dire que la ligne de code fait office de religion. Les questions de montée en charge ne font pas référence aux éventuels problèmes de poids du nouveau stagiaire mais bien aux problématiques classiques liées aux AdServers, produits que Weborama développe depuis plus de douze ans maintenant. Diffuser, suivre et optimiser des campagnes publicitaires, c’est le langage que l’on parle couramment au 15 rue Clavel.

Bonus Ratecard : La rue en question est dans le 19ème, vous savez le Silicon Valley des Buttes Chaumont.

4- AdPerf devient “Weborama Campaign Manager” (WCM)

En 2006, Weborama lançait sa première version d’AdServer pour annonceur, AdPerf. Lancer, c’est bien évidemment une façon de parler, mais le marché l’a alors reçu cinq sur cinq. En 2013, pour marquer un tournant lié à ce fameux virage en courbe, la fin de la régie, Weborama a décidé de changer le nom de cette solution. AdPerf devient « Weborama Campaign Manager » (WCM). Nos fidèles lectrices savent combien changer de nom peut être complexe. En effet, que vont devenir les anciens amants, perdus sur Google à rechercher leur dulcinée du passé avec son nom de jeune fille ? Mathieu nous rassure :

« La migration sera progressive mais il était important pour nous de bien expliquer que notre offre est désormais modulaire et Weborama Campaign Manager en est la première brique »

Bonus Ratecard : Sur Facebook par exemple, adossez mine de rien votre nom de jeune fille au nom de votre époux.

5- WAM est “Weborama Audience Manager”

Mathieu nous explique :

« Weborama dispose également d’une DMP (Data Management Platform) qui s’appelle Weborama Audience Manager (WAM) »

Comme il a l’air hyper sérieux, nous évitons toute référence à George Michael et essayons donc de comprendre de quoi il retourne. « L’idée est de pouvoir aider les annonceurs à organiser leurs data site ou CRM pour piloter leur média. Un annonceur peut donc définir sa cible et la traduire en segments dans WAM. Nous réalisons ici la fameuse promesse d’internet depuis vingt ans du marketing 1to1 à grande échelle. »

Bonus Ratecard : Plutôt que d’expliquer que WAM est une DMP qui inclut du CRM, nous conseillons à Weborama pour assurer la promotion de WAM d’offrir à ses meilleurs clients des petits shorts en jean comme celui que portait George Michael. Succès assuré.

6- Extension d’audience avec la data Weborama

Mathieu nous a donc parlé de deux briques, Weborama Campaign Manager (WCM) et Weborama Audience Manager (WAM), mais est-ce bien suffisant pour construire un mur ? Et voilà qu’il nous reparle à nouveau des fameuses data Weborama comme d’un ciment dans une campagne. « Mon annonceur, qui a défini ses segments dans WAM puis diffusé sa campagne avec WCM, peut s’appuyer sur les profils Weborama pour analyser sa couverture et sa performance sur cible, ou pour faire de l’extension d’audience »

Bonus Ratecard : Ne vous trompez pas en amont dans la définition de votre cible parce que c’est comme ça que vous réussirez à ne finalement toucher vraiment personne d’intéressant.

 


Ce qu’il faut retenir :

  • Le 19ème arrondissement de Paris est désormais joignable par téléphone. Composez le 16-1 puis le numéro. Il suffit alors d’attendre l’opératrice
  • Weborama n’est plus une régie mais un Trading Desk doublé d’une plateforme techno. Si vous êtes éditeur, vous demandez Laurence Bonicalzi Bridier. Si vous êtes un annonceur, vous demandez alors Monsieur Roche et non pas Mister Stone
  • AdPerf, l’Adserver Agence, devient Weborama Campaign Manager
  • Une DMP est également commercialisée sous le nom de WAM (Weborama Audience Manager)
  • Les datas propriétaires de Weborama sont également exploitées pour permettre aux annonceurs d’étendre leurs audiences lors de campagnes publicitaires

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