Portrait Adyoulike, Charles Deffontaine
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Ratecard vous fait découvrir le portrait Adyoulike, Charles Deffontaine

Qui n’a pas entendu parler de Native Advertising en 2014 a probablement passé plus de temps à apprécier la clémence de la météo depuis le début de l’année plutôt que d’arpenter les multiples conférences de notre marché ou mieux encore de lire Ratecard_Magazine. Le Native, c’est comme le programmatique, la vidéo, le mobile, ou la conservation du quadrivecteur énergie-impulsion d’un système isolé dans la théorie restreinte de la relativité, tout le monde en parle sans finalement vraiment savoir ce que c’est, au-delà de « publi-rédac des années digitales ». Nous avons décidé de creuser un peu le sujet et avons donc pris contact avec les fondateurs d’Adyoulike, Julien Verdier et Yohann Elmaalem. Vu qu’ils possèdent la marque Native Advertising en France, ils doivent bien y connaître un petit quelque chose. Leur société est pionnière sur le sujet depuis 2011. Kima Ventures, le fameux fonds des Xavier Niel et autre Jacques-Antoine Granjon, a pris rapidement dans Adyoulike un ticket qui a de nouveau été composté par Banexi Ventures en 2012. Bref, un sujet chaud, de jeunes entrepreneurs, des investisseurs avérés, voilà autant de bonnes raisons de faire le point. Rendez-vous fut donc pris avec Charles Deffontaine, Directeur Commercial d’Adyoulike. Voilà le résultat des courses.

charles deffontaine adyoulike

Silence il parle

Même si nous avons chez Ratecard un goût prononcé pour le football, nous savons également reconnaître et apprécier les fans d’autres sports. Avec son physique de patineur à glace, plus version hockeyeur que Philippe Candeloro, Charles nous avoua alors une passion pour le ballon ovale. Courageux mais point suicidaire, nous décidâmes alors à l’unanimité absolue de 100% d’éviter de le contrarier et l’écoutâmes. Charles travaille chez Adyoulike depuis 2012. Après avoir passé plus de quatre ans chez Horyzon Media dans l’équipe du demi de mêlée Eric Aderdor à commercialiser divers produits publicitaires, Charles voulut passer un échelon supplémentaire en mettant à profit ses diverses expériences passées dans un environnement plus technologique. Ainsi fut fait quand il rejoint l’équipe des fondateurs d’Adyoulike, qui cherchait un expert publicitaire avec des épaules assez larges pour porter tout son bagage technique.

Trois métiers pour le prix d’un

Mais quel est, ou plutôt quels sont, les métiers d’Adyoulike? Charles nous explique : « Nous en avons trois : nous commercialisons une technologie, nous vendons des solutions publicitaires aux agences et aux annonceurs et nous proposons également de la création de contenu. Tout cela dans l’environnement du Native Advertising bien évidemment. » Merci Charles, tout est clair maintenant et nous vous proposons de vous retrouver la semaine prochaine pour un nouvel épisode de « Ratecard vous explique comment cela fonctionne ». Allez, faisons un effort et essayons d’y voir un peu plus clair.

Ad-You-Like

Quand on pense au Native Advertising un peu récent, on pense aux fameux publi-rédactionnels que l’on croise dans des emails à haute valeur ajoutée vantant par exemple une solution magique pour enrichir votre CRM. Bien évidemment, la rédaction décline alors toute responsabilité dans le contenu du message en question. Ça ne ressemble pas à une publicité, ce n’est pas vraiment une publicité au sens bandeau du terme, mais en attendant l’éditeur facture une prestation à un annonceur qui -magie des coïncidences- finit par lui faire un virement bancaire. Les mauvaises langues vous diront alors que le Native Advertising est un tapis sur lequel trébuche le lecteur peu attentif qui croit bêtement avoir à faire à un contenu journalistique alors qu’il ne s’agit que d’une publicité. Mais la véritable question est alors la suivante : quand on se fait posséder de manière élégante, avons-nous vraiment besoin d’être mis au courant ? Sur la nature du Native Advertising, Charles est alors formel :

« Il n’est en aucun cas question de contenus publicitaires intrusifs, ils sont en effet parfaitement intégrés dans l’environnement de l’utilisateur. Nous transformons ainsi une expérience subie, la publicité envahissante, en un moment utile et donc favorable aux marques ».

Grâce à Charles, nous venons enfin de comprendre que -un peu comme dans Iznogoud- il y a un sens caché dans le nom de la société : Ad-You-Like !

Consonne, voyelle

Cette idée de bienfaiteur moderne est venue au départ via les Captchas, vous savez ces fameuses cases à remplir avec des chiffres et des lettres pour vérifier que vous n’êtes pas un robot. Le Laurent Romejko qui sommeille en vous s’énerve alors régulièrement parce que bien évidemment les codes en question ne sont jamais visibles. L’idée d’Adyoulike fut alors très simple : remplaçons ces codes sans queue ni tête par un slogan publicitaire de type « Heureusement il y a Findus ». Charles est alors formel : « on parle dans ces cas là d’une mémorisation de marque douze fois supérieure au simple fait d’avoir vu la marque ». Et voilà comment on a transformé un moment pénible, équivalent digital de la diffusion des Chiffres et des Lettres, en une page publicitaire illuminée. On n’est plus chez mémé, bienvenue dans le Native Advertising.

Et la technologie dans tout cela

Mais comme d’habitude de nos jours dans ce marché du marketing digital, la couche technologique n’est jamais très loin. Charles nous explique : « Sur un site, dans sa version mobile par exemple, le post de contenu publicitaire n’est désormais plus adressé par l’éditeur comme un simple article qui serait par exemple inséré dans son CMS. Ces contenus publicitaires sont envoyés comme des objets publicitaires indépendants via une technologie tierce, celle d’Adyoulike en l’occurrence, et sont automatiquement intégrés dans les pages d’articles en reprenant exactement le même format et la même typologie que tout autre article. Seule la mention “publicité” distingue ce contenu de celui classique envoyé par l’éditeur ». Autant dire que le champ du possible devient alors comme l’horizon au bord de mer quand le soleil se couche, certes infini, mais également très obscur pour celui qui n’y comprend rien.

Une couche de programmatique

A partir du moment où l’article devient un objet publicitaire, on peut alors y appliquer toutes les recettes qui font aujourd’hui le succès de nos campagnes made in RTB à la sauce Big Data. Tous les utilisateurs ne recevront pas la même publicité alors que l’environnement éditorial sera équivalent. Charles nous parle ainsi d’une solution RTB pour Adyoulike courant 2014, mais on comprend bien qu’à partir du moment où il existe un format, “il suffit” de brancher la technologie aux plateformes qui vont bien avec les bons tuyaux et le programmatique devrait être dans le sac à dos que certaines stars que nous ne nommerons pas portent élégamment sur leurs vestes de costume.

Integrator

La complexité relative de la mise en place de cette solution de Native Advertising réside côté éditeur en une intégration et donc une customisation, et côté annonceur en une acceptation d’un nouveau format et donc la création de types de contenus publicitaires différents. Voilà pourquoi Adyoulike a créé non seulement son Studio mais a aussi racheté une société spécialisée dans la création de contenus textes, Content Amp. Charles précise :

« Nous pouvons ainsi démarrer une campagne côté éditeurs en quelques jours en nous intégrant parfaitement à tous les environnements éditoriaux alors que côté annonceur, nos publicités peuvent être créées en quelques minutes seulement. »

Et le mobile dans tout cela ?

Pour bien comprendre le principe de la publicité native et vraiment arrêter de l’appeler le publi-rédactionnel des années geeks, il suffit de voir son fonctionnement sur mobile. Charles me fait une démonstration et tout devient aussi transparent qu’un haut à bretelles lors d’une soirée mousse au Macumba Night. Sur une application ou un site mobile, le format naturel est « image + un titre ». Vous en découvrez quatre ou cinq sur votre écran sauf si votre téléphone concurrence celui de Michael Douglas dans Wall Street, et voilà qu’un des blocs est native. Le format du contenu est identique, le contenu est cohérent avec l’environnement éditorial et il est simplement mentionné « publicité ». Parce que comme le dit si bien Charles :

« l’avenir du native, ce sera sur le mobile. »

Flash back

Si l’on revient en arrière, Charles nous parlait de trois métiers : vente de technologie, celle qui permet donc de servir les fameuses publicités assimilées à des contenus éditoriaux, vente de ces fameuses publicités aux agences et aux annonceurs et enfin réalisation de contenus pour que ces campagnes puissent effectivement exister. Ce n’était finalement pas très compliqué. Dernier point, et c’est à Charles que nous allons laisser l’opportunité de vous l’expliquer parce que oui, il sait se montrer persuasif quand il se lève de table au moment de vous quitter :

« Avec ces formats, nous n’apparaissons pas en dessous des articles sous forme de recommandation mais en page d’accueil de sites ou de rubriques sous formes de suggestions. Nos emplacements sont premium car cette solution a été pensée pour les annonceurs, et avec déjà 500 campagnes effectuées, on peut dire que le succès est au rendez-vous. »

Vu comme il le dit, nous avons plutôt envie de lui faire confiance.

 


Ce qu’il faut retenir du portrait de Charles Deffontaine, Adyoulike :

  • Charles est fan de Philippe Candeloro et de Brian Joubert
  • Adyoulike a été créé en 2010 à partir des captchas publicitaires, format identifié aux Etats-Unis comme Native Advertising
  • Adyoulike a trois activités : vente de technologie, commercialisation de campagnes publicitaires, création de contenus
  • Native AdVertising n’est pas égal à Publi-rédac. Il existe aujourd’hui toute une série de formats qui s’intègrent parfaitement dans les contenus des éditeurs
  • Native AdVertising n’est pas égal à Publi-rédac. Il existe aujourd’hui toute une série de formats qui s’intègrent parfaitement dans les contenus des éditeurs
  • La technologie Adyoulike permet d’envoyer des publicités contextuelles ciblées en fonction des utilisateurs
  • L’intégration chez l’éditeur est intégralement prise en charge par le studio Adyoulike
  • Côté annonceur, le même studio assure la création de contenus, notamment depuis le rachat de la société britannique Content Amp
  • Les publicités Adyoulike apparaissent en page d’accueil, il s’agit d’une solution de suggestions, pensée pour les annonceurs

 

 

 


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