Mobile : Le native advertising et ses opportunités
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Mobile : Le native advertising et ses opportunités

ExchangeWire a récemment publié un article qui traite du potentiel du Native Advertising dans un contexte mobile.

A l’heure où le secteur de la publicité digitale tente de freiner la montée de l’adblocking, le Native Advertising est souvent considéré comme une solution grâce aux opportunités qu’il offre de développer des formats publicitaires moins intrusifs et davantage intégrés au contenu. C’est encore plus le cas dans le cadre du mobile où les formats intrusifs sont les plus irritants. Ils sont en effet très néfastes à une expérience utilisateur déjà soumise aux contraintes d’un petit écran.

Hakim Metmer, co-fondateur de TabMo, réagit :

« Le phénomène des Adblockers ne doit pas être considéré comme un rejet de la publicité par le mobinaute, mais comme un rejet de l’expérience utilisateur, dégradée par des publicités peu adaptées, mal ciblées et trop intrusives.

Le mobile étant le device intime par excellence, il nécessite d’être traité par les acteurs de l’industrie avec un maximum de respect de l’utilisateur pour être efficace.»

Le développement des formats natifs s’est accéléré. Les dépenses allouées au native advertising devraient quadrupler entre 2013 et 2018 ce qui démontre bien à quel point les professionnels croient au potentiel de ce type de format.

Comment le native advertising peut-il être mis à profit pour améliorer l’expérience utilisateur ?

Entre contenu intégré et pertinence

Facebook, Instagram ou Twitter… Les plateformes sociales ont su écarter les bannières et pop-up intrusives de leur environnement, ce, en intégrant la publicité au sein de leur expérience de navigation, en ajoutant du contenu publicitaire au sein de leur flux (les feeds) ou sous forme de recommandation. Des dispositifs rendus possibles grâce aux énormes équipes d’ingénieurs qui travaillent pour ces réseaux sociaux.

De leur côté les éditeurs et les annonceurs qui souhaitent passer au native advertising devront également impliquer des experts à leur projet afin d’analyser les faisabilités et opportunités offertes par leur(s) site(s) à en termes d’affichage ou d’expérience utilisateur et de contenu.

En outre, compte tenu de ce nouveau cadre publicitaire intégré au contenu, il devient capital que les annonceurs veillent à rester pertinents vis-à-vis du contenu sans quoi cela pourrait devenir à terme le nouveau motif d’utilisation d’adblockers.

Il faut noter que pour une intégration parfaite de la publicité native, la vitesse de téléchargement est également un point crucial.

L’innovation au coeur du native advertising

Pour les annonceurs, les formats mobiles sont des plus complexes. Le fonctionnement du mobile et les dispositifs de son environnement doivent être intuitifs. Le mobile implique des nuances et des restrictions dont il faut tenir compte, notamment en terme de taille d’écran ou de disposition. Ces contraintes doivent être domptées par des formats natifs innovants.

Les récentes innovations montrent d’ailleurs que cela est possible. Prenons pour exemples la vidéo 360 de YouTube ou encore la vidéo verticale de Snapchat.

Le native advertising va devenir essentiel pour les annonceurs et pourrait devenir un outil très puissant pour influencer les consommateurs.

Julien Verdier, CEO d’Adyoulike, réagit :

« Le Native Advertising est la seule façon de monétiser et d’engager les utilisateurs sur mobile car c’est le seul levier qui respecte l’expérience utilisateur en présentant la publicité de façon non intrusive (intégrée au « look & feel » de chaque page, déclenchée volontairement par l’utilisateur). Toutefois nous poussons nos partenaires (annonceurs, éditeurs) à ne pas réfléchir en silos mais plutôt à avoir une approche multi devices pour toutes leurs campagnes. Ainsi nous avons crée des formats de publicité « responsive » qui s’adaptent aussi bien au mobile/ tablette qu’au desktop, et nous mettons en avant le fait que toutes nos publicités soient « In feed » (dans le flux), peu importe que le Feed soit sur mobile, tablette ou desktop.

Au delà de la dichotomie mobile/desktop qui reste pour nous artificielle, nous invitons nos annonceurs à prendre la parole sur mobile car les résultats peuvent être jusqu’à 3 fois supérieurs à ceux du desktop pour une meme campagne, tout simplement car la taille du device fait que la publicité est beaucoup plus visible, et génère donc plus d’engagement.

Le Native est le seul levier viable à long terme pour monétiser les contenus mobiles, mais faire du Native sur mobile n’est pas une fin en soit, l’important est avant tout d’être capable de s’intégrer intelligemment à l’expérience de l’utilisateur, quelle soit mobile ou pas ! »

Les éditeurs et les marques qui cherchent à se lancer dans le native advertising (et ce, que ce soit sur mobile ou desktop) doivent donc garder à l’esprit que pour être efficaces, les formats natifs doivent respecter certains points clés : la publicité doit être pertinente vis-à-vis du contenu au milieu duquel elle se trouve, le formats doivent être parfaitement intégrés au contenu, les interactions permises avec les formats doivent être les plus intuitives possibles et il est indispensable que la vitesse de téléchargement soit optimale.

Le natif peut être une solution efficace pour lutter contre l’adblocking tant que ces exigences sont respectées. Il est également loin d’être incompatible avec d’autres leviers actuels qui ont le vent en poupe, tel que le programmatique. Pour Hakim Metmer (co-fondateur de TabMo),  « la réponse apportée par le programmatique est claire : la publicité sur mobile peut respecter l’utilisateur et privilégier le contenu (native), être créative (formats rich media & video) et ciblée sur les intérêts des mobinautes (utilisation de la data). »

 


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