Interview de Bertrand Pichot et de Frédéric Sadarnac, 140live
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Dossier Social

A propos de 140live

INTERVIEWÉS : Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac co-fondateurs de 140 Live

Interview

Ratecard : 140live c’est quoi ?

Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac : Un service qui permet aux agences et aux annonceurs de bénéficier de la puissance du display et de l’interactivité des réseaux sociaux.

RC : 140live c’est qui ?

Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac Deux entrepreneurs de la publicité sur internet (Fivia, AdFront, Ratecard) qui ont su s’entourer tant côté technique que côté média de professionnels aguerris et surtout reconnus par le marché. Nicolas Mignot, notre Chief Revenue Officer est ainsi par exemple l’ancien Directeur Général France de Tribal Fusion ou encore de Specific Media.

Quel financement pour 140live ?

Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac Nous travaillons depuis maintenant un an sur fonds propres. Nous n’avons pas souhaité faire appel à des business angels ou à des fonds d’amorçage car suite à la vente de FIVIA en 2007, nous avions la possibilité de nous autofinancer. Nous allons organiser un premier tour de table assez rapidement maintenant, car nous avons la volonté d’accélérer nos développements, qu’ils soient technologiques ou territoriaux, notre concept pouvant facilement s’adapter à l’international.

RC : Pourquoi 140live ?

"(…) l'efficacité publicitaire du format 140 caractères popularisé par Twitter (…)"

Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac Parce que nous croyons fondamentalement à l’efficacité publicitaire du format 140 caractères. C’est un format qui est aujourd’hui popularisé par Twitter mais qui doit son développement d’abord aux SMS. On est sur un modèle de communication efficace et hyper réactif. C’est d’ailleurs pour cela que nous y avons adossé la dimension « Live » : les messages publicitaires peuvent être changés aisément en fonction de l’actualité immédiate, par exemple au cours d’un match de football en fonction de l’évolution d’un score, de suspendre en un instant une publicité qui deviendrait inopportune à cause d’un événement précis, …

RC : Quelle diffusion pour 140live ?

Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac Nos publicités sont visibles sur notre widget social qui a pour vocation de présenter l’actualité sociale d’un éditeur. Aujourd’hui par exemple, un site comme 20minutes.fr utilise notre widget pour remonter les informations non seulement postées sur son compte Twitter (500 000 followers) mais aussi par ses différents journalistes.

RC : Votre widget ne remonte des informations que depuis Twitter ?

Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac Pour l’instant oui, mais nous testons actuellement notre V2 qui permettra, au travers de différents onglets, de suivre l’information sociale qu’un éditeur peut poster sur Twitter bien entendu, mais aussi FaceBook ou encore YouTube.

RC : Quel est l’intérêt pour un éditeur ?

Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac Il est multiple et c’est d’ailleurs pour cela que nous rencontrons un franc succès. Nous venons ainsi d’ajouter Europe1 à notre réseau et plusieurs autres éditeurs premium vont bientôt nous rejoindre. Le premier intérêt est bien évidemment financier puisque l’éditeur touche une partie des revenus générés par notre solution.
Le fait que Nicolas (Mignot) nous ait rejoint et soit donc en charge de cette commercialisation aide aussi énormément à donner confiance aux éditeurs. Ils connaissent son professionnalisme et sa façon de travailler qui a permis aux éditeurs premium d’augmenter significativement leurs chiffres d’affaires au travers de solutions qui respectaient parfaitement leur cadre éditorial.

RC : L’intérêt pour l’éditeur n’est-il que financier ?

"(…) pousser son contenu social et faire de la cross-communication entre ses différents sites (…)"

Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac Au contraire ! Le widget apporte intrinsèquement de la valeur au publisher, qui l’utilise pour pousser son contenu social et faire de la cross-communication entre ses différents sites. Cette valeur éditoriale apportée à l’internaute fait que le widget est bien accepté par lui, ce qui nous permet par ricochet d’avoir un bon emplacement sur la page du publisher. Nos widgets ne se retrouvent pas en fond de page d’un article rarement lu mais bien en évidence sur nos différents sites partenaires.
Un dernier point clé pour un éditeur, c’est de monétiser son activité sociale. Etre actif sur YouTube ou Twitter coûte de l’argent à un éditeur et par ce biais, ses contenus peuvent enfin être monétisés. Il en profite également pour faire savoir à ses visiteurs qu’il est également actif sur les réseaux sociaux et qu’ils peuvent donc rester en contact avec lui sous différentes formes.

RC : Quel type de campagne pour 140live ?

Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac Nous avons commencé naturellement avec des campagnes à la performance, pour Microsoft notamment, mais nous nous orientons désormais également vers des campagnes de branding souvent liées à des événements. Le format 140 caractères et sa souplesse d’utilisation permet en effet de travailler en amont d’un événement en changeant très souvent le texte pour varier les plaisirs, on peut quasi parler d’optimisation quasi en temps réel au moment de l’événement, alors qu’en aval, on peut par exemple utiliser la puissance du widget pour donner des résultats.
Ainsi plusieurs gagnants d’un jeu concours pourront être mis en avant et associés à la marque, publicité que les gagnants en question pourront partager avec leurs amis sur les réseaux sociaux.

RC : On rentre ici dans la dimension sociale de 140live ?

Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac Oui, le principe est vraiment de créer une véritable connivence entre la marque et les utilisateurs pour ensuite les encourager à partager leurs expériences réussies et ainsi les mettre en avant.

RC : Avec ces publicités potentiellement changées en temps réel, les marques n’ont-elles pas peur de perdre le contrôle de leur communication ?

Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac Deux choses importantes à ce sujet. Les internautes écrivent déjà beaucoup sur les marques, autrement dit nous faisons de plus en plus face à des contenus qui n’ont pas été écrits ou contrôlés par la marque ou son agence.

"(…) expérience et relation de confiance (…)"

Le second point est que notre studio a une grande expérience de travail auprès des marques et nous parlons donc ici d’une relation de confiance. On peut effectivement partir de messages classiques validés par la marque qui peuvent ensuite être revisités dès lors que nous en voyons l’opportunité. L’objectif n’est surtout pas de faire du buzz à tout prix, l’objectif est de montrer que la marque écoute ses clients et par conséquent sait leur parler.

RC : Quelle technologie pour 140live?

Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac Nous avons développé une technologie propriétaire qui nous permet de servir des publicités au format 140 caractères, messages auxquels nous pouvons associer une image. Nous avons également associé à ce serveur un url shortener, fonctionnalité indispensable dès lors qu’il s’agit de travailler sur un format réduit mais aussi particulièrement intéressante d’un point de vue ciblage. En effet, cette collecte de données va nous permettre de rapidement proposer à nos clients des ciblages précis basés sur des préférences exprimés par les internautes.

RC : Quel ciblage pour 140live ?

Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac Nous pouvons cibler contextuellement ou encore en fonction de tranches horaires par exemple, mais le ciblage auquel nous croyons profondément, c’est le ciblage à la volée en fonction d’une actualité. Nous avons une grosse expérience de Twitter puisque nous gérons personnellement des comptes suivis au total par plus de 110 000 followers. Nous en avons retiré certaines règles de fonctionnement. Quand une population suit un événement comme un match de football, être capable d’annoncer quand la partie prend une bonne tournure et inversement s’effacer quand celle-ci dérive, c’est la promesse de 140live.

RC : Nous entrons alors en plein dans le multi-écrans ?

Bertrand Pichot et Frédéric Sadarnac Exactement. Nos publicités sont idéalement adaptées pour des formats mobiles type tablette ou Smartphone. Insérés dans des applications, nous pourrons alors facilement toucher cette population de plus en plus utilisatrice de ce type d’appareils pendant les événements télévisés (sport, films, débats, …).

Pour voir les autres interviews : Dossier Mobile Octobre 2012 par Ratecard.

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