Rubicon Project : abolir les frontières entre invendus et premium

2007 : Alea jacta est
Rubicon Project naît en 2007 d'un constat simple: les adservers sont à la traîne en matière de priorisation dynamique des campagnes. Qu'à cela ne tienne, les fondateurs Franck Addante et Craig Roah, en vétérans des technologies digitales, développent un yield optimizer qui permet non seulement de gérer l'aspect dynamiques des campagnes mais aussi de valoriser la monétisation des invendus et de simplifier le travail des éditeurs. Dans les faits, la technologie de Rubicon Project récupère les tags des adnetworks existants à un éditeur, les trafique, établit un système d'enchère statique sur les impressions afin d'appeler la campagne la plus rémunératrice, et livre,  au final, un seul tag à l'éditeur….tout en lui ayant par ailleurs permis d'obtenir un CPM valorisé sur ses invendus. Car c'est bien du côté éditeurs que Rubicon Project se situe et une innovation en appelant un autre…
 
… Rubicon a franchi avec allégresse le fleuve ad exchange
Le prolongement naturel d'une technologie de yield optimization, dans l'écosystème de la publicité sur internet, était de se constituer en place de marché afin de mettre en concurrence les adnetworks existants et de créer de l'émulation nécessaire pour tirer les CPM vers le haut. Le but étant de créer un phénomène de rareté et d'aller à l'antithèse de ce concept d'invendus (trop d'offre par rapport à la demande) : via la technologie Rubicon Project, il est possible d'aller chercher un maximum de demande pour remplir l'inventaire dans les meilleures conditions possibles. A cela s'est ajoutée, il y a deux ans, la couche RTB. En tant que SSP / ad exchange Rubicon Project s’efforce d’interfacer ainsi l'inventaire de ses éditeurs avec la totalité des acheteurs RTB du marché (DSP ou bidder propriétaires).
 
Le colisée des éditeurs : les private ad exchanges
Rubicon Project, et l'on se doit d'insister là-dessus, se place uniquement côté éditeur avec une particularité : la société ne travaille qu'avec des éditeurs premiums. L'approche est résolument élitiste : pas de  long tail, pas de gestion de masse, mais des équipes dédiées, des bilans, en d'autres termes une  dimension service qui justifie le nombre restreint du nombre de clients (une cinquantaine en France, tous dans le top 100 Nielsen). Afin de préserver cet aspect premium, Rubicon Project a développé des places de marché privées, en donnant aux éditeurs la capacité de contrôler qui achète quoi à quel prix sur leurs inventaires. Le but du jeu est de mettre en place des passerelles entre le monde du garanti et du non garanti, du premium et des invendus et de recréer des accords de gré à gré quelque peu déshumanisés avec l'apparition du RTB. 
 
D'autres projets de conquête
Très orienté premium, Rubicon Project a naturellement été choisi par La Place Media (Private Ad Exchange de regroupant TF1, Lagardère, Amaury Médias, Le Figaro et beaucoup d’autres) comme technologie SSP.  Mais c'est autour du mobile que la société va innover en cette fin d'année : il y a deux mois, Rubicon a acquis MoBsmith, une société américaine spécialisée sur le mobile. Dans quelques mois, les éditeurs français qui ont un inventaire mobile pourront l'optimiser via Rubicon Project, tout aussi simplement.
 
En savoir plus :
Adresse : 14, rue du Faubourg St Martin – 75010 Paris
Tél : 33.6.82.86.68.13
Site web : rubiconproject.com
Dir France : Julien Gardes
Mail : jgardes@rubiconproject.com

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