Les Rencontres de l’UDECAM : une clarification de la Loi Sapin oui, l’instauration d’une exception internet, non
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Mardi dernier ce sont plus de 1000 professionnels qui se sont déplacés pour assister à la première Edition Spéciale des Rencontres de l’UDECAM sur le thème de l’achat programmatique et plus de 700 internautes qui ont visionné l’évènement diffusé en direct sur Dailymotion. C’est dire si l’évènement était attendu !

Selon Magna Global, le programmatique devrait prochainement représenter 56% de part de marché des achats publicitaires en ligne en France. Rien que le RTB a connu une progression de 125% entre 2012 et 2013 selon le dernier rapport de l’Observatoire de l’ePub.

La France n’est donc pas en reste sur le programmatique avec notamment des acteurs tels que Criteo, StickyAds.tv ou encore Hi-Media.

Lors de ces 4 heures de keynotes et de tables rondes, il a donc été question de définitions, de retours d’expérience, d’annonces mais également de questionnement quant à la législation avec la Loi Sapin.

Dès son introduction, Bertrand Beaudichon, Président de l’UDECAM (en couverture du prochain magazine Ratecard !), annonce de manière claire et sans équivoque que tous les acteurs sont attachés au principe de transparence depuis la création de la loi en 1993 et qu’il ne s’agit donc pas d’une remise en question de la loi en elle-même. Pour rappel, la Loi Sapin avait été créée afin de réglementer (entre autres) les procédures d’achat d’espaces publicitaires et d’instaurer un principe de transparence des prix.

Lors du débat sur les enjeux réglementaires et des discussions autour d’une régulation versus une autorégulation, il a été souligné par Sébastien Danet, Fondateur des Rencontres de l’UDECAM, que la Loi Sapin est une spécificité française qui n’a à ce jour aucun pareil dans le monde. Certes, la problématique posée par Bertrand Beaudichon tourne justement autour de cette exception française.

Il est donc légitime de se poser la question sur les conséquences d’un durcissement de la loi qui ne s’applique finalement qu’au marché français.

Loïc Armand, Président de l’UDA et de l’Oréal France donne le ton en annonçant clairement que la transparence économique est essentielle et qu’il n’y a pas d’exception internet.

Il a néanmoins reconnu que le monde, surtout celui d’internet, a bien évolué depuis la création de la loi et que certains principes doivent être éclaircis. Il souligne enfin que pour que l’application de la loi fonctionne, 3 principes fondamentaux doivent être respectés par tous les acteurs :

– des audits externes doivent être conduits afin de respecter la transparence
– un dialogue doit être instauré entre toutes les parties concernées
– un objectif commun doit être déterminé.

Loïc Armand conclut que la transparence économique ne doit pas être la seule préoccupation et rappelle, à juste titre, que la protection de la vie privée n’est pas négociable car la préservation aujourd’hui de la confiance des internautes est notre possibilité de communiquer de demain.

Jean-Luc Chetrit, UDECAM, enfin, est également pour le dialogue ouvert des parties et sur notamment les statuts qui doivent apparaître ou non, tels que celui de « transformateur d’espaces ». Il conclut néanmoins sur le fait qu’il est urgent de prendre le temps de le faire.

Tout le monde est donc d'accord : une clarification de la Loi Sapin oui, l'instauration d'une exception internet, non.

En savoir plus : #UDECAM


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